Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
10 Jul

08/07/2012 - Triathlon de Paris

Pourquoi/comment?

Vaincu par forfait par le Marathon de Paris, mon objectif depuis 3 mois est de m’attaquer au Triathlon de Paris, avant tout pour découvrir la discipline et avec l’ambition de voir plus loin et plus haut pour les prochaines années. Comme pour toutes mes courses depuis 2 ans, j’ai couru aux couleurs du Défi du Mékong, en indépendant cette fois, et ma page de collecte est ouverte ici : https://defidumekong20kmdeparis2012.alvarum.com/siocnarforedm

Préparation/guérison

Après une préparation pour le Marathon interrompue par une blessure alors inconnue, je commence celle du Triathlon sans repère, mais avec la possibilité de nager et de pédaler, et je fais l’acquisition d’un vélo de compétition, qui sera certainement plus efficace qu’un Vélib (même si celui-ci garde ma préférence pour les trajets quotidiens !). Le combat commence : 0-0 !

Fin mai, après une série d’examens qui diagnostique une fissure de contrainte de tibia (Siocnarf 0 : Triathlon 1), un médecin du sport me rassure dans la foulée en me disant que je pourrai courir sans problème les 10 km six semaines plus tard et en me conseillant la natation et le cyclisme… Ce qui tombe plutôt bien ! (Siocnarf 1 : Triathlon 1)

La guérison se passe effectivement plutôt bien et je peux recommencer à courir, en douceur, et accélérer ma progression en natation, de loin mon point faible… Tout en améliorant nettement mes chronos en piscine en brasse, je prends quelques cours de crawl et progresse vite (c’est toujours plus facile en partant de zéro…), mais le temps me rattrape et je me résous à rester en brasse pour cette première, tout en me disant que je ne serai tout de même pas ridicule (record en 33’30 sur 30 longueurs) en regardant les chronos de l’an dernier… A vélo, les entraînements sont plus espacés, mais j’avale pas mal de kilomètres, notamment un tour en vallée de Chevreuse (125 km en tout) et un contre-la-montre de 60 km avec un col vosgien (8,8 km à 5,6% de moyenne, l’équivalent d’un col de 2e catégorie sur le Tour de France… J’ai encore de la marge avant de faire une étape des Alpes !).

J-1!

Arrive enfin ce fameux week-end du 7-8 juillet, et avec toujours aussi peu de repères, j’évalue mon temps de course à 2h30, mais la grande inconnue reste de savoir comment je vais gérer l’enchaînement des 3 disciplines ! Le samedi, entre deux averses pendant une averse, je pars pour déposer mon vélo… et crève avant d’arriver au Champ de Mars (en plus de 300 km, c’est ma 2e crevaison, à chaque fois dans Paris… Vraiment, ce n’est pas un vélo de ville !). Siocnarf 1 : Triathlon 2. N’ayant pas le temps de rebrousser chemin, je termine à pied, et j’ai la confirmation en retirant mon dossard que je pourrai heureusement réparer le lendemain matin avant de partir… J’apprends également mon heure de départ, elle est prévue pour 7h50, je suis dans la première vague avec le dossard 69…

Avant, il reste la nuit à passer… Ayant prévu d’arriver à l’ouverture du parc à vélo à 6h, le réveil est programmé à 4h30, et comme souvent quand je dois me lever tôt, j’ai beaucoup de mal à dormir, surtout que je me suis rendu compte en lisant des conseils de la documentation fournie qu’il y a beaucoup de détails auxquels je n’ai pas pensé… Pour les plus importants, je n’ai plus de chambre à air de rechange et je n’aurai pas d’eau pendant la partie à vélo… (Et il paraît qu’il n’est pas non plus conseillé de boire pendant la natation…) Résultat : 4h de « vrai » sommeil et 2h entrecoupées de mini-siestes à tourner dans mon lit… Siocnarf 1 : Triathlon 3.

Tour de chauffe!

Vers 5h30, je suis prêt à partir, et j’enfourche un Vélib… toujours sous la pluie, en me disant que s’il pleut toute la matinée, la préparation des affaires, la réparation du vélo et surtout la partie sur le vélo vont êtres difficiles… Siocnarf 1 : Triathlon 4. Heureusement la pluie s’arrête rapidement, et j’ai des « voisins de vélo » sympas et avec plus d’expérience qui m’enlèvent un peu de pression avant de partir… Je transfère d’ailleurs cette pression dans la nouvelle chambre à air, elle y sera plus utile ! Siocnarf 2 : Triathlon 4. J’arrive à penser à presque tout (accrocher des barres de céréales au vélo etc.), sauf à laisser ma montre GPS sur le vélo… Siocnarf 2 : Triathlon 5. J’en serai quitte pour tout faire avec une simple montre chrono, mais qui aura le mérite de me donner le temps total puisqu’elle a passé la natation sans encombre. Siocnarf 3 : Triathlon 5. Si vous me lisez depuis le début, vous devez vous impatienter, vous demander quand les choses sérieuses vont vraiment commencer… C’était exactement mon impression à ce moment, j’avais hâte de sauter dans la Seine, mais il restait encore du temps à attendre, presque une heure, incluant le trajet à pied entre la Tour Eiffel et le pont Alexandre III d’où sera donné le départ. Arrivé sur place, l’ambiance est excellente, et je fais sensation avec mon maillot de bain. Même si je croise quelques autres courageux, la très grande majorité partira avec une combinaison intégrale, mais avec l’eau à 21,5°C (!), est-elle vraiment utile ? Siocnarf 4 : Triathlon 5. Arrive enfin le moment tant attendu, la mise à l’eau, et une super sensation au moment de plonger, d’une part parce que ça réchauffe (avec la température de l’air que j’évaluerais à 14°C, ce n’est pas étonnant !), et d’autre part parce que quoi qu’on puisse dire sur la qualité de l’eau, c’est très agréable de ne pas être envahi par le chlore ou le sel que j’avais expérimentés pendant l’entraînement. Il est vrai aussi que même étant piètre nageur, j’ai toujours été très à l’aise dans l’eau… Ca aide d’avoir grandi sur les plages guadeloupéennes ! Siocnarf 5 : Triathlon 5 (ouf, je remonte à flot !). Nous resterons 10 minutes dans l’eau avant le départ, largement le temps de constater que le courant est très fort en ce dimanche matin, et le pont est rapidement dépassé même en essayant de résister.

5-4-3-2-1 : c’est parti !

Devant, les spécialistes partent en crawl et en trombe, je ne m’en soucie pas, et au bout de quelques minutes, je me rends compte que je suis dans le même rythme que les nageurs autour de moi, qui pour la majorité nagent en crawl, pour certains alternent avec la brasse. Ce n’est pas le moment d’improviser pour moi, je ferai l’intégralité en brasse… pour cette fois ! Au bout de 8’30, je regarde ma montre en me disant que la Tour Eiffel a l’air déjà bien proche… La course a l’air bien rapide, sans que je pousse trop sur les jambes, me concentrant surtout sur les bras qui n’auront plus vraiment à travailler lors deux derniers tiers… Siocnarf 6 : Triathlon 5 ! Quelques minutes après, je me rends compte que la Tour Eiffel n’a pas vraiment bougé… Aurais-je été victime d’une illusion d’optique ? Siocnarf 6 : Triathlon 6. Puis tout s’enchaîne très vite alors que le soleil pointe le bout de son nez, le dernier pont arrive, je commets une petite erreur tactique en passant à droite du pilier et donc loin de la rive gauche. Lorsque tout le monde se rabat, il faut faire un effort réel pour résister au courant et ne pas rater la passerelle ! C’est d’ailleurs l’embouteillage sur la partie la plus en aval de celle-ci, mais après un petit passage en apnée je parviens à l’attraper et à m’y hisser. Un rapide coup d’œil à ma montre me fait douter de ma lucidité… 22’ environ depuis le départ !!! Siocnarf 7 : Triathlon 6. Le temps officiel sera légèrement supérieur, la balise étant située un peu plus loin, mais l’autre bonne surprise viendra en lisant les classements en détail, puisque j’ai terminé dans la première moitié cette partie initiale ! En sortant de l’eau, beaucoup montent les marches tranquillement (déjà fatigués ? Je ne leur ai pas demandé…), mais même si je suis là pour découvrir, c’est une course, donc je me faufile pour courir jusqu’à mon vélo. Arrivé là, je parviens à résister à la tentation de tout faire trop vite et je prends le temps de manger et de boire (sachant que je ne pourrai me désaltérer sur le vélo) et enfile ma tenue de cycliste (l’analyse des résultats le confirmera, j’ai été très mauvais sur cette partie ou l’expérience est primordiale !). Certains pour gagner du temps ont accroché au préalable leurs chaussures aux pédales pour courir confortablement pieds nus puis sauter sur leur vélo (ne me demandez pas comment ils font pour s’attacher, je n’en ai aucune idée, en revanche je peux vous expliquer l’intérêt : pour ceux qui ont déjà essayé de courir avec des chaussures de ski alpin, c’est à peu près aussi confortable avec des chaussures de vélo – mais en moins lourd heureusement !). Après cette transition bien gérée mais un peu lente, Siocnarf 8 : Triathlon 7 !

En selle!

Les premiers mètres à vélo sont assez lents en finissant l’installation, mais dès le retour sur les quais, je passe la seconde, ou pour adopter un langage plus connu des cyclistes, je change de braquet, et dépasse rapidement les 40 km/h dans cette partie roulante, avalant pas mal de concurrents. Siocnarf 9 : Triathlon 7. Arrivé dans le bois de Boulogne, je me rends compte que je suis sans doute parti un peu trop vite, mais j’arrive à attraper quelques bonnes roues (pour les profanes, « attraper une roue » est bien sûr au sens figuré, cela signifie se caler derrière quelqu’un pour limiter au maximum les frottements contre l’air, surtout quand il y a du vent). Au bout d’une quinzaine de kilomètres, je décide de me sustenter un peu dans une longue ligne droite, mais n’ai pas le temps de finir ma barre de céréales avant qu’une épingle à gauche ne soit annoncée… Sans paniquer, je repose mes mains sur le guidon, mais avec seulement la droite sur le frein… Ensuite je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé ; allais-je encore trop vite ? Ai-je touché les freins pendant le virage ? Le fait est que la roue arrière se dérobe sur la route encore mouillée et la chute est alors inéluctable. Avec un numéro pareil, il était écrit que je devais me retrouver à l’envers… Siocnarf 9 : Triathlon 12. Je me relève aussitôt en répondant que tout va bien aux organisateurs postés là et aux concurrents autour de moi et repars dans la foulée, ne m’arrêtant que quelques mètres plus loin pour écarter mon capteur de vitesse qui tapait dans les rayons. Siocnarf 12 : Triathlon 12. Dans la bataille, j’ai tout de même perdu toute notion de vitesse et de distance parcourue avec le compteur déréglé, quelques gouttes de sang sur le bitume et surtout beaucoup de confiance pour les nombreux virages du reste du parcours. Siocnarf 12 : Triathlon 15. La douleur, je n’y pense pas sur le moment, je constate simplement que mon avant-bras est en sang mais que ce ne sont des égratignures. Je décide tout de même d’être très prudent pour la suite, me rappelant l’objectif initial qui était avant tout la découverte, et oublie la performance. En voyant de nombreux compères arrêtés pour cause de crevaison (certains réparant, d’autres espérant de l’aide), je ne peux que compter sur ma bonne étoile, la chance étant le principal intervenant dans ce domaine, et j’ai tout de même des craintes de devoir être coincé sur le bas-côté… Siocnarf 12 : Triathlon 16. Si je reste sur des œufs dans les virages, je relance de plus en plus fort en sortie et tente de retrouver un bon rythme, et récupère un groupe qui me paraît rapide mais pas déraisonnablement… Chassez le naturel, il revient au galop, faire une course au ralenti n’est vraiment pas dans mes capacités… Siocnarf 13 : Triathlon 16. Au moment de revenir sur les quais, je reste tranquillement calé dans un peloton d’une douzaine d’éléments, où l’effort principal est de rester bien concentré ; être dans la roue qui précède, ça protège du vent et ça permet de récupérer, mais l’accrocher est à éviter, comme l’ont montré les nombreuses chutes qui ont émaillé la première semaine du Tour de France… Mais tout se passe bien, et l’arrivée approchant, je suis soulagé de ne pas avoir eu de problèmes techniques. Siocnarf 16 : Triathlon 16. Le seul élément qui pourrait m’atteindre à ce moment-là, ce sont les trains jaunes (partis dans la 2e vague 20 minutes après moi !) qui dépassent le wagon dans lequel je suis à une vitesse impressionnante, mais je suis conscient d’être encore loin d’être au niveau des meilleurs à vélo ! Mon classement pour ce deuxième tiers est d’ailleurs contre toute attente moins bon que celui de la natation (certes faussé par ma chute et ses conséquences). Après une dernière épingle prise au ralenti, me voilà de retour à la zone de transition, avec la sensation du devoir accompli, les 10 kilomètres restants ne devant être qu’une formalité normalement. Siocnarf 21 : Triathlon 16. Un coup d’œil à ma montre et un rapide calcul après avoir posé mon vélo et enfilé mes baskets (là encore, plus lentement que la moyenne), m’indiquent que l’objectif des 2h30 sera largement atteint sauf défaillance ! Siocnarf 22 : Triathlon 16.

10 km à pied, ça use, ça use...

J’avais été prévenu plusieurs fois, et je n’y croyais qu’à moitié, mais il est vrai que les jambes paraissent lourdes lors du passage du vélo à la course à pied… Moi qui pensais me dégourdir les jambes en posant mon vélo, c’est raté ! Malgré tout, comme je double tous ceux qui sont devant moi, je me dis que mon rythme n’est pas mauvais… Et peut-être un trop rapide lorsqu’un que j’avais doublé me rattrape… Mais ce fut un mal pour un bien puisque nous avons fait plus de la moitié du parcours ensemble, ce qui nous a permis de discuter de l’épreuve qui s’achevait mais aussi d’autres triathlons qu’il avait pu disputer et des entraînements en club… Siocnarf 23 : Triathlon 16. En fin de parcours, je finis par lâcher prise, et je suis content de voir la ligne d’arrivée (Siocnarf 33 : Triathlon 16), avec un temps que je n’aurais même pas espéré (moins de 2h20). Siocnarf 38 : Triathlon 16. Et la plus grande satisfaction vint peut-être quelques minutes après, dans la queue devant la tente des kinés/masseurs… Je me suis rendu compte que les jambes allaient encore très bien et que j’avais déjà récupéré quasiment tous mes moyens (je ne dis pas que j’aurais refait la même chose dans la foulée quand même !). Mon corps a été nettement moins traumatisé que pendant le Marathon de l’an dernier, que j’avais terminé littéralement épuisé ! Siocnarf 45 : Triathlon 16.

Post-scriptum

Pour résumer, ce fut un week-end avec de multiples émotions variées et finalement une victoire écrasante, qui me laisse beaucoup d’espoir pour faire mieux la prochaine fois (au moins au niveau du classement !), et surtout d’augmenter les distances sans appréhension !

Tous les résultats en détail sur le site officiel du Triathlon de Paris, vous me trouverez en bas de la page 27… Sans surprise, la course à pied a été mon point fort, avec le 220e temps qui m’a permis de remonter de la 1642e à la 1076e place (sur près de 3400 au départ), avec un temps total officiel de 2h18'51.

 

Je partage désormais mes aventures sur Facebook, cliquez ici pour aimer ma page : François DUEZ - Créateur de liberté

                                                                                                                                                      

Après les blogs, je me suis attaqué à une tâche plus ambitieuse, l'écriture d'un roman intitulé D'Îles en Elles!

Mes efforts sont récompensés puisqu'à partir du 12 septembre, vous pourrez voir ce que cache ce fil rouge! Pour dénouer les liens de mes aventures parfois rocambolesques, il suffit de cliquer sur celui-ci.

Si mon blog mon plaît, je vous propose donc de découvrir mes premières pages de fiction!

"Avide d'aventures, Franck, 30 ans, veut prendre sa vie en main et y mettre de l'action. Et il va être servi.

Dans des contrées plus ou moins lointaines, de la Réunion à Paris en faisant un petit tour par Lyon, avant que l'histoire ne nous emmène dans ce pays si mystérieux qu'est l'Islande...

Il ne va pas être au bout de ses surprises, et va se retrouver pourchassé par d'énigmatiques bandits.

Dans ce tourbillon infernal, s'en sortira-t-il et parviendra-t-il à son but?"

Franck ZEUD

PS Si vous souhaitez une dédicace, je vous invite à laisser un commentaire ici afin que je puisse l'intégrer!

Commenter cet article