Voyage Tanzanie - UCPA "Les Réserves du Kilimandjaro" (5/11)
Parc de Ngorongoro
Le parc de Manyara nous avait enchantés mais notre tableau de chasse restait incomplet, il manquait principalement des félins, et surtout le roi des animaux, Simba (qui signifie lion en swahili). Peu après l’entrée dans le cratère de Ngorongoro (après les cinq minutes habituelles de formalités administratives bien entendu), nous ne boudons pourtant pas notre plaisir en apercevant nos premiers zèbres… que nous mitraillons bien entendu – avec nos appareils photo ! What else ? – avant que le chauffeur ne redémarre en nous assurant que nous en verrions beaucoup d’autres par la suite. Beaucoup, c’est d’ailleurs un euphémisme, c’est par centaines que nous pourrons les admirer au fil des deux jours suivants, tout en appréciant leur sociabilité car ils sont non seulement toujours en groupes mais aussi généralement en compagnie de gnous à qui ils servent de guides, ou encore d’impalas, d’éléphants et plus surprenamment… de lions – nous y reviendrons plus tard ! La descente dans le cratère – ou plus précisément dans la caldera – révèle un paysage extraordinaire qui n’a d’égaux dans mes souvenirs, si tant est qu’on puisse comparer des panoramas si différents, que ceux du Cirque de Mafate, des rizières des Philippines ou des cheminées de Cappadoce.
Les couleurs, le relief, la variété de la végétation, le point de vue, tout est réuni pour nous mettre plein les yeux, malgré la couverture nuageuse matinale, et c’était sans compter sur la faune. Les autruches se montrèrent les premières, dans tous les sens du terme puisque lorsque la femelle – grise – commença à battre des ailes de manière aguicheuse, notre cher guide nous confirma qu’elle était en chaleur, et le mâle – noir – n’étant pas loin, la suite fut prévisible… et rapide. La pause suivante fut pour laisser passer un impressionnant alignement de zèbres et gnous, qui franchirent par deux fois la piste pour aller se désaltérer – et revenir. Les zèbres traversèrent globalement prudemment tandis que les gnous passaient en trombe avant de s’arrêter (je n’aurais pas imaginé que des animaux étaient adaptes du fractionné) ou s’éloignaient imprudemment de leurs congénères. Après avoir vu quelques autres gros oiseaux, encore des autruches mais également des grues couronnées et des ourgates kori, un drôle d’oiseau bien différent nous surprit, le phacolion !
Qu’est-ce qu’un phacolion ? Une recherche sur les différents moteurs de recherche ne vous a pas renseignés ? C’est certes une espèce peu répandue mais qui ne doit pas être si rare… Elle apparaît dans certaines conditions, lorsqu’un groupe de touristes, qui souhaite absolument voir un lion après avoir déjà pu photographier la majorité des autres animaux présents, confond une communauté de phacochères avec une famille de lions… Faire un amalgame entre Pumba et Simba, même des enfants de 3 ans se moqueraient de nous ! Pour notre décharge, nous fûmes influencés par notre chauffeur qui a suivi les autres voitures vers cet endroit bien précis et nous a assuré qu’il s’agissait du roi des animaux… En fait, nous étions arrêtés car un rhinocéros était couché à quelques cent mètres de là ! Autant dire que nous l’apercevîmes plus que ne le vîmes, mais nous n’eurent plus aucun doute lorsqu’il se leva, ses cornes et sa taille imposante ne prêtant guère à confusion.
L’autre détour que nous fîmes peu après (ou peu avant d’ailleurs, mais peu importe) fut plus intéressant au niveau visuel, lors nous nous arrêtâmes au-dessus d’un bassin où se prélassaient quelques hippopotames, accompagnés d’oiseaux comme à leur habitude. Espérer en voir un sortir de l’eau ou même bouger significativement était trop demander, mais ils nous accordèrent tout de même quelques regards.
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Ensuite nous vécûmes – de mon point de vue – les moments les plus intéressants et les plus insolites de ces trois jours de safari, non quand nous vîmes un premier lion se dorer la pilule au soleil, ni même quand un autre, accompagné de sa lionne, furent délogés de l’arbre sous lequel ils s’abritaient par la colonie de 4x4 arrêtée à quelques centimètres, mais par les interactions qui suivirent. Les zèbres jouèrent les premiers dans cette partie d’échecs avec les lions, en faisant des tentatives d’approche vers le solitaire, et rebroussant rapidement chemin lorsque celui-ci tournait la tête. Deux reines – lire lionnes – partirent ultérieurement en chasse derrière un troupeau de fous – lire zèbres – qui gardèrent une stratégie sécuritaire en restant groupés, empêchant ainsi les lionnes d’attaquer.
Le paroxysme fut lors de la pause pique-nique, faite en compagnie d’une lionne qui faisait la sieste sous un 4x4 lorsque nous sommes arrivés ; très bizarrement, il y avait peu de piétons pour l’un de ses rares moments pendant lesquels nous pouvions sortir des véhicules… Les plus téméraires d’entre nous tentèrent une approche – raisonnable – lorsque la lionne se promena au milieu du parking, avant de partir chasser sur la dune voisine. Nous en profitâmes pour faire une petite sieste/séance photo au bord du point d’eau où siégeaient de nombreux hippopotames, dont certains nous gratifièrent d’un beau sourire. Nous n’étions toutefois pas au bout de nos surprises, puisque la lionne fit son retour dans notre dos (merci Samuel de nous avoir prévenus !)… Notre premier réflexe fut bien sûr de courir vers les voitures, mais nous nous ravisâmes rapidement, celles-ci étant précisément dans la direction d’où revenait la lionne… Après avoir brièvement et vainement cherché quelqu’un à sacrifier, nous fîmes donc signe aux chauffeurs, restés près de leur poste de conduite, de venir nous récupérer, et pûmes regagner nos places sains et saufs ! Malgré tout, le danger était probablement très faible, d’autant que la lionne venait de manger, ce que nous sûmes en nous approchant – à l’abri des 4x4 cette fois ! –, apercevant des restes de sang pendant que la lionne se léchait les babines.
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Tout ceci se déroula sous les yeux d’un autre jeune lion, qui lui ne s’approcha pas. Etonnamment, ce ne sont pas les lions qui nous menacèrent le plus lors ce déjeuner mais les gros rapaces qui tournaient, des milans noirs qui lorgnaient sur nos sandwichs et nous contraignirent à manger à l’intérieur pour la majorité.
L'après-midi fût plus calme, hormis la chasse aux zèbres avortée relatée plus haut, mais nous pûmes admirer de superbes paysages sur le retour, avant d'aller découvrir – ou devrais-je dire visiter? – un village Masaï qui nous laissera des sentiments mitigés...
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Après les blogs, je me suis attaqué à une tâche plus ambitieuse, l'écriture d'un roman intitulé D'Îles en Elles!
Mes efforts sont récompensés puisqu'à partir du 12 septembre 2015, vous pourrez voir ce que cache ce fil rouge! Pour dénouer les liens de mes aventures parfois rocambolesques, il suffit de cliquer sur celui-ci.
Si mon blog mon plaît, je vous propose donc de découvrir mes premières pages de fiction!
"Avide d'aventures, Franck, 30 ans, veut prendre sa vie en main et y mettre de l'action. Et il va être servi.
Dans des contrées plus ou moins lointaines, de la Réunion à Paris en faisant un petit tour par Lyon, avant que l'histoire ne nous emmène dans ce pays si mystérieux qu'est l'Islande...
Il ne va pas être au bout de ses surprises, et va se retrouver pourchassé par d'énigmatiques bandits.
Dans ce tourbillon infernal, s'en sortira-t-il et parviendra-t-il à son but?"
Franck ZEUD
PS Si vous souhaitez une dédicace, je vous invite à laisser un commentaire ici afin que je puisse l'intégrer!