Les Kilibuds en Provence / Marseille-Cassis 2013
Un an weekend pour weekend après la première virée en Provence, la Kili family se retrouvait presque au complet à l’occasion de Marseille-Cassis. D’une coureuse en 2012, nous passions à quatre en 2013 (dont une « pièce rapportée », mais nous sommes accueillants, celles-ci font désormais partie de la famille !), preuve s’il en fallait de la sportivité du groupe. La première étape du weekend, loin d’être la plus passionnante, était d’ailleurs le retrait des dossards. Si vous n’êtes jamais allés en voiture à Marseille un vendredi soir… gardez ce rêve inachevé le plus longtemps possible, vous pourriez regretter de le réaliser. Pour ma part, je n’étais pas inscrit, mais la malheureuse Isabelle étant une fois de plus blessée, je fus chargé deux jours plus tôt de la représenter, avec la lourde tâche de faire un bon chrono en son nom... L’aller-retour à Marseille prit donc plus de temps qu’il n’en avait fallu pour venir de Paris, mais l’apéro nous attendait chez Audrey, accompagné de délicieux petits amuse-bouches – pas tous petits d’ailleurs. Nous étant vus trois semaines plus tôt à Paris, les grandes nouvelles étaient peu nombreuses, excepté en ce qui me concerne… mais je ne peux pas encore les révéler ici au grand public !
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Retour chez Audrey
Après les Alpilles un an auparavant et les calanques de Cassis en juin, la randonnée du weekend était prévu dans les Dentelles de Montmirail, entre Carpentras et Vaison-la-Romaine et à quelques encablures du Mont Ventoux, dont nous apercevrons la face ouest. Avec un départ tardif et l’ambition d’éviter l’expérience de l’année précédente, quand nous avions terminé à la frontale dans la boue et le froid, le programme était cette fois plus modeste et modulable. Cela n’empêchait pas d’avoir un joli dénivelé pour commencer, mais avec déjà la perspective du pique-nique en guise de récompense sur les crêtes. La vue dont nous fûmes gratifiés valait également le coup d’œil, perchés au haut d’un précipice pour nous sustenter... voire nous gaver étant donnée la quantité de nourriture. Entre temps, nous avions récupéré Christophe et Fabienne, la nouvelle venue. Entre les pauses pour boire et celles pour les sempiternelles photos de groupe, le rythme était lent, mais la longueur du parcours nous permit de revenir à bon port relativement tôt, nous laissant le temps d’aller visiter une cave. Au moment de repartir, je me rendis compte qu’il y en avait une à trente mètres de là où nous étions garés… Nous tentâmes donc notre chance sur place et pénétrâmes dans la propriété. Une femme était en train de tondre la pelouse, et sembla très surprise de nous voir. Devant sa réaction, nous lui demandâmes si nous avions frappé à la bonne porte. Elle nous répondit par l’affirmative, et nous nous rendîmes compte peu après qu’elle était seule, et donc en charge des dégustations. A reculons, elle consentit à nous ouvrir la porte, mais le fait que nous voulions goûter sembla la déranger profondément… Nous présenter les vins tourna au calvaire, et devant son manque d’enthousiasme et le fait que nous cherchions principalement du Muscat qui était absent de la production, nous finîmes par rebrousser chemin et nous orientâmes vers un autre producteur dont Audrey était plus familier. La tenancière fut cette fois beaucoup plus accueillante, et nous fit notamment découvrir un Muscat blanc petit grand très intéressant. Elle nous en offrit d’ailleurs une bouteille, bien légitimement après que nous en eûmes acquis plusieurs dizaines.
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Les Kilibuds aux Dentelles de Montmirail
Pour le soir, Audrey nous avait prévu un repas spécial veille de course, avec de la soupe (angevine*), du riz aux pois chiches avec sauce au lait de coco… sans compter les multiples canapés et les bouteilles de vin qu’il fallait bien finir. Surveillé par Isabelle qui tenait vraiment à « son » temps, je fis bien sûr très attention aux excès. Avec un lever matinal en vue, spécialement pour les coureurs et leurs accompagnateurs, nous fûmes ensuite raisonnables, même si nous profitions du décalage horaire pour dormir un peu plus.
Préparation de la soupe angevine... et dégustation
Pour le dimanche matin, de la pluie était annoncée à la météo… mais nous ne subîmes que quelques gouttes, pendant le trajet en voiture. Sur la ligne de départ, il faisait déjà 20 degrés, et ce fut peut-être une des raisons des nombreux malaises qui provoquèrent un défilé des pompiers dans les rues de Cassis. Nous plaçant sans précipitation et sans avoir accès au sas préférentiels, nous étions relativement loin de la ligne de départ, mais avec encore pas mal de coureurs derrière nous. Partant dans le trafic, avec une préparation finale très perfectible, et ayant peu de repères sur ce parcours au profil atypique, je me fixai tout de même un objectif d’1h30, prévoyant 47-48 minutes pour la montée, 42-43 minutes pour la descente. Le début de course fut comme prévu un mix de slalom géant et de slalom spécial (les amateurs de ski comprendront), entrecoupé de petites portions de fractionné pour se défaire de la foule. Malgré un petit coup de mou au huitième kilomètre où la pente est la plus forte, je passai tout de même aux dix kilomètres dans les temps, en 47 minutes et demie à ma montre. Ce que j’avais eu du mal à anticiper, c’est la rapidité de la descente ! Sans chercher à forcer mais en amortissant le moins possible pour épargner mes articulations, mon rythme augmenta sensiblement, pour s’établir entre 17 km/h et 19 km/h selon la pente. Enfin, à quelques exceptions près, puisqu’à l’entrée de Cassis, nous fûmes accueillis par une petite côte, et surtout à moins de deux kilomètres de l’arrivée, la fameuse « côte des pompiers », courte mais assez raide, acheva pas mal de coureurs, avant la descente finale, la plus abrupte et sans doute la plus traumatisante pour les jambes ! Au fil de la descente, je m’étais rapidement rendu compte que l’objectif serait atteint et même pulvérisé, mais je fus tout de même surpris en regardant ma montre à l’arrivée, qui affichait 1h24’20 (corrigé à 1h23’34 sur le site officiel, peu ou prou le même temps que celui effectué aux 20 km de Paris deux semaines plus tôt…) Au passage, j’ai battu mon record sur les dix derniers kilomètres, mais étant donné la configuration, je ne suis pas sûr que ce soit homologable ! Peu avant la ligne d’arrivée, j’avais reçu les Kilibuds qui nous avaient accompagnés au départ, et je les rejoignis pour accueillir mes collègues coureurs… Malheureusement, entre les personnes déguisées, les malvoyants accompagnés ou encore les handicapés soutenus ou portés par des volontaires, nous ratâmes Sylvain dans son sprint final, et il n’eut donc pas droit à sa photo souvenir… Plus loin, et plus grand, Sébastien fut nettement plus visible, apparaissant très frais malgré les deux heures de course ; il avouera plus tard que ce n’était pas vraiment le cas ! Quelques minutes après, je distinguai Audrey au milieu de quatre autres coureurs grâce à ses lunettes de soleil… Concentrée sur la fin de course, elle changea d’expression en nous voyant, très contente de nous voir et d’arriver enfin sur la ligne !
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A Marseille... et à Cassis
Après avoir récupéré tout ce beau monde, nous ne nous attardâmes pas dans la foule et repartîmes vers les voitures, garées quatre kilomètres plus haut en raison de la route bloquée… Heureusement, une navette passait un peu plus haut dans la montée… rapidement transformée en sauna avec le soleil, l’affluence et l’impossibilité d’ouvrir les vitres ! Mais ce ne fut pas très long, et nous pûmes rejoindre le reste de la troupe un peu plus loin, à la Ciotat, pour nous rassasier enfin. Aux plats commandés, on repère tout de suite les sportifs et les autres… ou pas d’ailleurs…
Après l'effort...
Mais le sport n’était pas tout à fait terminé... N’ayant pas le temps de nous aventurer dans les calanques, nous dûmes nous contenter de l’ascension d’un belvédère surplombant une petite baie, au prix d’un dernier effort, assez court mais avec une forte pente.
Après ces deux journées bien remplies, il était déjà l’heure de se quitter, d’abord pour Christophe et Fabienne qui partaient en vacances vers la Côte d’Azur, pour le reste d’entre nous à la gare d’Avignon, après un dernier repas chez Audrey…
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Vers le belvédère de La Ciotat

Après les blogs, je me suis attaqué à une tâche plus ambitieuse, l'écriture d'un roman intitulé D'Îles en Elles!
Mes efforts sont récompensés puisqu'à partir du 12 septembre 2015, vous pourrez voir ce que cache ce fil rouge! Pour dénouer les liens de mes aventures parfois rocambolesques, il suffit de cliquer sur celui-ci... Et peut-être pourrez-vous lire quelques lignes à propos d'Enfants du Mékong...
Si mon blog mon plaît, je vous propose donc de découvrir mes premières pages de fiction!
"Avide d'aventures, Franck, 30 ans, veut prendre sa vie en main et y mettre de l'action. Et il va être servi.
Dans des contrées plus ou moins lointaines, de la Réunion à Paris en faisant un petit tour par Lyon, avant que l'histoire ne nous emmène dans ce pays si mystérieux qu'est l'Islande...
Il ne va pas être au bout de ses surprises, et va se retrouver pourchassé par d'énigmatiques bandits.
Dans ce tourbillon infernal, s'en sortira-t-il et parviendra-t-il à son but?"
Franck ZEUD
PS Si vous souhaitez une dédicace, je vous invite à laisser un commentaire ici afin que je puisse l'intégrer!
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