Islande - Reykjanes
Reykjanes est le nom de la péninsule à l'extrême sud-ouest du pays, où se trouve notamment l'aéroport international de Keflavik et le fameux Blue Lagoon avec ses bains d'eau de mer à 40°C, passage obligé pour les touristes dès leur descente de l'avion ou, à défaut, avant d'y remonter. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait la dernière fois et ce que j'ai à nouveau prévu pour cette fois-ci.
Ayant eu vent de notre projet et sachant que nous avons loué une voiture, notre voisin d'avion, que je nommerai Antoine dans la suite pour plus de lisibilité, me demande si nous avons de la place pour l'y emmener. Comme le nôtre, son programme a été chamboulé par la résistance de la neige à bien vouloir fondre et il a reporté sa randonnée à Landmannalaugar à la dernière de ses trois semaines. Un randonneur partant seul en Islande ne pouvant être pour moi un mauvais bougre, et Antoine m'inspirant confiance, j'accepte sans réticence. Au pire, ça ne serait qu'un mauvais quart d'heure à passer - littérallement - s'il venait à être désagréable. Il n'en sera rien, et le seul problème que nous rencontrerons - surtout lui d'ailleurs -, sera la taille de l'espace qu'il lui restera à l'arrière une fois nos volumineux bagages chargés dans notre petite voiture de location.
La première chose que nous avons à faire en arrivant après avoir récupéré lesdits bagages est de récupérer ladite voiture. Le loueur est à quelques minutes de l'aéroport et une navette nous y emmène rapidement, sans que j'aie la présence d'esprit de noter avec précision où il faudrait rendre la voiture, ce qui nous jouera des tours deux semaines plus tard. L'employé qui me donne les clés est peu amène mais fait consciencieusement son boulot en me présentant toutes les assurances facultatives permettant de faire baisser la franchise, en me précisant qu'aucune autre assurance ne couvre les dommages causés par tempêtes de sable et de cendre. Doutant de ce dernier point, je fais l'impasse, semi-confiant dans l'assurance de ma carte bleue haut de gamme.
Un peu plus tard au Blue Lagoon, nous commençons à faire la queue avant qu'une employée ne vienne gentiment nous informer que c'est complet avec les réservations qu'ils attendent, nous enjoignant à revenir plus tard en ayant cette fois réservé.
Spontanément, nous décidons donc d'aller visiter les environs, emmenant avec nous notre passager clandestin et prévoyant tous les trois de camper à Grindavik, la "grande ville" du sud de la péninsule
Non loin de là, les falaises noires à Hafnaberg et à la pointe de Reykjanesta, ainsi que celles de Krysuvikurberg que nous verrons le lendemain matin, sont parfois impressionnantes voire effrayantes, sauf pour les oiseaux qui y nichent en nombre, avec un taux de mortalité "infantile" sans doute non négligeable pour ceux qui se jettent dans le vide un peu trop tôt! Un rocher au-dessus du vide, tel un plongeoir de piscine, nous donne l'occasion de vivre une expérience comparable, mais seul Antoine sera suffisamment téméraire pour s'y aventurer, me laissant le soin de le prendre en photo.
Non loin de là, un pont piéton d'une vingtaine de mètres nous permet de constater que les plaques européennes et américaines s'éloignent, à raison de deux ou trois centimètres par an, le phénomène ayant provoqué la faille enjambée par le pont. L'Islande est en effet séparée en deux du point de vue tectonique, ce qui explique sa nature volcanique, et sera probablement coupée en deux ou trois à terme... Mais seules les générations futures pourront le constater!
Sur la route de Reykjavik où nous déposerons Antoine, nous nous arrêtons pour pique-niquer au bord du très joli lac de Kleifarvatn (ce qui est d'ailleurs redondant, vatn signifiant lac). L'eau est d'une pureté incroyable et un promontoire permet d'admirer les fonds marins, mais le courage nous manque pour aller nous baigner, la température de l'eau n'excédant sans doute pas les 12°C. Nous verrons tout de même quelques enfants s'y risquer, mais guère plus haut que les chevilles. En longeant la rive, nous rencontrons pour la première fois les sternes artiques. Elles ont sans doute pondu non loin de là, car notre présence semble les incommoder, et elles tournent au-dessus de nous en poussant des cris assez agressifs. Nous n'aurons heureusement pas à tâter de leurs becs, mais je pense que mes soeurs se seraient enfuies en courant dès la première approche. Je faisais le dos rond pour ma part, pas complètement rassuré mais sans rebrousser chemin, vérifiant simplement qu'aucun nid ne se trouvait sur mon chemin.
Le lac de Kleifarvatn et ses sternes arctiques...
Un peu plus tard, nous arrivons déjà aux abords de Reykjavik et y déposons Antoine, se promettant mutuellement d'échanger par mails quand nous aurons du Wi-Fi pour se croiser éventuellement plus tard, n'effectuant pas le tour de l'île dans le même sens. Un petit tour dans la capitale étant déjà au programme plus tard pour nous, nous continuons notre route vers une autre péninsule, Snaefellsnes.
Après les blogs, je me suis attaqué à une tâche plus ambitieuse, l'écriture d'un roman intitulé D'Îles en Elles!
Mes efforts sont récompensés puisque depuis le 12 septembre 2015, vous pouvez voir ce que cache ce fil rouge! Pour dénouer les liens de mes aventures parfois rocambolesques, il suffit de cliquer sur celui-ci... Et peut-être pourrez-vous lire quelques lignes à propos d'Enfants du Mékong...
Si mon blog mon plaît, je vous propose donc de découvrir mes premières pages de fiction!
"Avide d'aventures, Franck, 30 ans, veut prendre sa vie en main et y mettre de l'action. Et il va être servi.
Dans des contrées plus ou moins lointaines, de la Réunion à Paris en faisant un petit tour par Lyon, avant que l'histoire ne nous emmène dans ce pays si mystérieux qu'est l'Islande...
Il ne va pas être au bout de ses surprises, et va se retrouver pourchassé par d'énigmatiques bandits.
Dans ce tourbillon infernal, s'en sortira-t-il et parviendra-t-il à son but?"
Franck ZEUD
PS Si vous souhaitez une dédicace, je vous invite à laisser un commentaire ici afin que je puisse l'intégrer!