Voyage Tanzanie - UCPA "Les Réserves du Kilimandjaro" (10/11)
La descente
La splendeur du décor et le besoin de se reposer un peu nous incitaient plutôt à rester plus longtemps au sommet, mais le froid associé à l’absence totale d’abris et la perspective de pouvoir faire une petite sieste au camp avant de poursuivre la descente nous poussent à rebrousser chemin, à des rythmes très divers et en mode chacun pour soi ou presque… De peur de congeler sur place, Isabelle a par exemple redescendu en une heure à peine ce que nous avions monté en 6h37 (franchement, c’était bien la peine de faire tous ces efforts !). Quant à moi, après m’être aventuré quelque peu dans la neige – quand même, je ne suis pas monté juste pour une photo devant un panneau vert ! – pour une rapide séquence immortalisée par Frank qui portait toujours mes affaires, je me retrouvai dans le 2e peloton avec notre deuxième championne Audrey, qui semblait autant en forme qu’après une petite randonnée dans les Alpilles, je mis à profit mes qualités de descendeur pour terminer sur le podium de l’étape, une bonne partie de la pente s’apparentant à une piste de ski, le sable ayant hélas remplacé la neige depuis quelques décennies…
Malgré tout, je n’avais pas encore récupéré et même si l’altitude devenait plus raisonnable, je dus faire des pauses régulièrement. Arrivé en bas, malgré l’accueil chaleureux de ceux qui avaient fait demi-tour et nous attendaient, je n’étais pas encore dans mon assiette et incapable de manger quoi que ce soit… Après quelques petites heures de sieste, le réveil n’est d’ailleurs pas plus facile et j’ai l’impression d’avoir une gueule de bois terrible, et même la sempiternelle soupe aura du mal à passer… Heureusement, Cécile a été ma sauveuse, en me donnant un gramme de paracétamol, qui fut d’ailleurs le seul médicament que j’ai pris durant tout le séjour (hors antipaludéen), mon corps ayant finalement plutôt bien géré les incessants changements de température et d’altitude… tout du moins en-deçà de 5500 m ! Le temps de préparer mes affaires, la drogue avait agi, et j’étais à nouveau d’attaque pour la suite de la descente, presque comme si j’avais passé une nuit normale et sans avoir effectué d’effort ; mais je sais que je n’ai pas rêvé grâce aux photos et aux témoins ! Nous entamons donc le retour par la route Marangu, appelée aussi route Coca-Cola, avec l’espoir d’en boire au prochain campement, ce qui nous motiva à presser le pas dans le premier groupe, sur un chemin large et très roulant (mais sans doute déprimant à faire dans l’autre sens, l’itinéraire que nous avons emprunté était bien choisi !), malgré quelques montées ici et là… Marchant rapidement, nous n’en avons pas mis les œillères pour autant, et même si le chemin ressemblait à l’autoroute, les alentours n’en restaient pas moins féériques, avec notamment le Mawenzi d’un côté et le sommet du Kili qui s’éloignait derrière nous, enfin vaincu !
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Arrivés à Horombo, nous cherchons en vain un bar et nous rendons vite à l’évidence, il nous faudra attendre le lendemain et le retour à Marangu pour nous « désinfecter » les entrailles au Coca (ou à d’autres breuvages plus radicaux d’ailleurs). La douche promise est en revanche possible… mais froide, donc à part pour les plus courageux (téméraires ?), l’attente durera un jour de plus pour nettoyer l’extérieur également.
Le lendemain, il nous reste 2000 mètres de dénivelé à descendre. Celle-ci étant régulière et peu technique, elle s’effectue rapidement, les paysages changeant ainsi plus vite que lors de la montée, mais aussi différemment puisque nous ne sommes pas sur le même versant, la forêt étant plus verte et plus bucolique en direction de Marangu.
A l’approche de la porte qui signifie la fin de notre périple, et alors que j’entends ceux du groupe derrière moi élaborer divers plans plus ou moins absurdes pour m’empêcher d’arriver le premier, je hausse l’allure pour pouvoir les prendre en photo franchir la ligne… Peine perdue, je ratai un panneau et me retrouvai de l’autre côté d’une petite rivière, effectuant un grand détour et aboutissant bien plus bas que le point prévu, et je dus remonter par la route en plein soleil, ce qui fut le moment le moins intéressant de notre petite randonnée, et bien sûr je rejoignis les autres trop tard, déjà en train de savourer leur Coca (oui vraiment, nous y tenions !). Nous profitâmes aussi de la boutique pour nous procurer quelques T-shirts souvenirs, brodés avec une représentation du Kili ou avec notre nouvelle devise Just Done It ! Après une dernière photo avec l’ensemble des guides et porteurs, le voyage touche vraiment à sa fin, 24h plus tard nous serons à l’aéroport, après la soirée de clôture et une journée libre à Moshi…
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Après les blogs, je me suis attaqué à une tâche plus ambitieuse, l'écriture d'un roman intitulé D'Îles en Elles!
Mes efforts sont récompensés puisqu'à partir du 12 septembre 2015, vous pourrez voir ce que cache ce fil rouge! Pour dénouer les liens de mes aventures parfois rocambolesques, il suffit de cliquer sur celui-ci.
Si mon blog mon plaît, je vous propose donc de découvrir mes premières pages de fiction!
"Avide d'aventures, Franck, 30 ans, veut prendre sa vie en main et y mettre de l'action. Et il va être servi.
Dans des contrées plus ou moins lointaines, de la Réunion à Paris en faisant un petit tour par Lyon, avant que l'histoire ne nous emmène dans ce pays si mystérieux qu'est l'Islande...
Il ne va pas être au bout de ses surprises, et va se retrouver pourchassé par d'énigmatiques bandits.
Dans ce tourbillon infernal, s'en sortira-t-il et parviendra-t-il à son but?"
Franck ZEUD
PS Si vous souhaitez une dédicace, je vous invite à laisser un commentaire ici afin que je puisse l'intégrer!