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26 Sep

Voyage Tanzanie - UCPA "Les Réserves du Kilimandjaro" (8/11)

L’ascension du Kilimandjaro ! (1ère partie)

Sommet mythique en tant que point culminant du continent africain, le Kilimandjaro est composé de trois volcans éteints, dont deux jalonneront ce récit, le Mawenzi (5149 m et 3e sommet africain) et le Kibo (5895 m au pic Uhuru, LE sommet). A l’échelle mondiale, ce sont des altitudes loin des cimes de l’Himalaya (avec plus de 100 sommets au-delà des 7000 m), et à quelque 1000 m en deçà du pinacle de la cordillère des Andes, mais déjà nettement plus haut que notre mont Blanc national, et même plus haut que « l’autre » sommet de l’Europe, l’Elbrouz. En raisonnement de son isolement, le Kili est même candidat au titre officieux de sommet le plus haut du monde par rapport à sa base…

Mais au sortir du dernier safari, nous en sommes encore loin, de cette base, et plus encore du sommet ! Une semaine après notre arrivée, nous devons donc effectuer une journée de transition entre 4x4 et bus, commencée par un nouvel arrêt à l’hôpital et interrompue par une pause à Arusha pour récupérer nos affaires de trek (et tous se jeter sur le wifi de l’hôtel en passant, quelle bande de geeks !) et profiter d’un déjeuner libre pour découvrir un restaurant local… pardon italien, où j’ai été entouré de mangeurs de pizzas et le seul à prendre un plat africain (enfin j’avoue que du porc avec des frites, ça reste loin d’être inédit !). Le soir, bien que très proches de la base, nous n’avons toujours pas vu le Kili, mais nous sommes contents de revenir dans un hôtel avec des lits et douches (dont nous n’avons pas encore bien compris comment fonctionnait l’eau chaude) ; nous exploitons la présence d’électricité et d’un bar pour passer une dernière soirée relativement festive, en testant notamment l’amarula, alcool africain à base du fruit du marula, un arbre qu’on trouve principalement en Afrique de l’Est et du Sud. Une partie de « qui suis-je ? » à deviner nos noms d’emprunt inscrit sur nos fronts occasionnera quelques fous rires nécessaires avant l’épreuve ! Je passe ensuite sur les discussions entre les « rescapés », qui resteront secrètes…

Avec le petit déjeuner à 9h, nous sommes pour la plupart en pleine forme après cette grasse matinée, prêts à monter. Côté administratif, ce n’est pas tout à fait la même chose, et avant que nous puissions payer l’entrée du parc, notre guide – toujours Frank – effectue plusieurs aller-retour entre les différents bureaux ou caisses, à l’image d’Astérix et Obélix dans les 12 travaux, pour enfin obtenir le bon formulaire. Deux heures et quelques problèmes de connexion plus tard, nous avons enfin tous réussi à régler… Ce délai était loin de mettre en péril la première journée de l’ascension puisqu’il n’y avait que trois heures de marche prévues avant le premier camp situé à 2700 m d’altitude, mais il nous a « empêché » d’aller faire un nouveau tour à l’hôpital pour notre 3e malade, ce qui s’est révélé très handicapant pour elle pour la suite ! Avant d’entamer la montée, nous sommes surpris de trouver des hamburgers dans notre lunch-box… La nourriture des jours suivants sera plus adaptée aux efforts physiques, avec porridge au petit-déjeuner et féculents divers aux autres repas (alternativement pâtes, riz et patates sans surprises !).

 

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Voyage Tanzanie - UCPA "Les Réserves du Kilimandjaro" (8/11)

Après avoir laissé nos affaires aux dizaines de porteurs qui nous sont destinés, cette première journée s’apparentera plutôt à une balade en forêt, bien sûr constamment en montée ou faux plat montant. Les guides nous donnent deux consignes qui se révèleront de plus en plus utiles au fil des jours, la première de boire beaucoup d’eau, pour s’hydrater évidemment mais également pour s’adapter à l’altitude, l’autre de monter tranquillement, pole pole (une philosophie reprise par les Suisses apparemment). La première heure est l’occasion de voir passer un défilé de porteurs, qui malgré leurs 20 à 25 kg sur le dos (et le plus souvent sur la tête d’ailleurs) sont nettement plus rapides que nous, et certains feront même deux aller-retour pendant que nous montons ! Avant que certains ne s’offusquent de cette forme d’esclavage (comme l’ont fait certains du groupe d’ailleurs), il faut bien comprendre que le Kilimandjaro est l’une des principales sources de revenus de la région, et que nous contribuons ainsi à l’économie du pays… D’ailleurs, l’entrée dans le parc et l’ascension sont conditionnées par la demande de services de guides et porteurs, même s’il serait techniquement possible de s’en passer en étant bien préparé et en emportant le strict minimum (les guides n’étant pas utiles pour indiquer le chemin mais plus pour le soutien et la présence en cas de problème ; nous verrons par la suite que leur aide peut être précieuse !). Pour que ce boulot très difficile physiquement soit mieux rémunéré, il reste donc les pourboires que nous donnons pendant la descente, même s’ils ne peuvent être mirobolants en raison du nombre de porteurs… Pour l’anecdote, un des porteurs nous a confié (ou était-ce un ancien porteur devenu guide ? Le souvenir m’échappe) qu’il était monté en moyenne 18 fois par an depuis 1996, et qu’il était notamment redescendu la veille de sa dernière grimpette !

Après la première pause, je décidai de m’affranchir du 2e conseil (pole pole) et adoptai le rythme des porteurs pour me dégourdir les jambes et surtout d’inhaler moins de poussière, omniprésente en ce début d’ascension. Le camp arrive rapidement à cette allure, d’où nous voyons enfin et pour la première fois le sommet du Kili, ainsi que le Mawenzi ! Les nuages sont présents en cette fin de journée, mais les reliefs se détacheront parfaitement le lendemain au petit matin. Ce camp est également l’occasion de découvrir la – petite – tente dans laquelle nous prendrons la majorité de nos repas, en nous tenant bien chaud et en étant quelque peu contorsionnés pour ceux qui se retrouvaient au fond ! A la nuit tombée, nous irons braver un interdit en allant chercher de l’eau dans une rivière légèrement en contrebas, effectuant ainsi une partie du travail des porteurs.

 

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Voyage Tanzanie - UCPA "Les Réserves du Kilimandjaro" (8/11)

Le lendemain matin, la lumière est donc superbe à 6h30 (zut, j’ai raté de peu le lever du soleil), et nous sommes au-dessus d’une mer de nuages, qui stagnera au-dessus des plateaux pendant plusieurs jours, nous laissant le soleil et l’opportunité de continuer à monter sans avoir à se couvrir. Au fur et à mesure de la montée, la végétation change, les arbres deviennent des arbustes et le terrain devient de plus en plus rocailleux. La première pause a d’ailleurs lieu au pied de la première grotte (1st cave), au-dessus de laquelle nous pouvons monter pour faire une séance de photos acrobatiques, qui donnera quelques rendus impressionnants.

Voyage Tanzanie - UCPA "Les Réserves du Kilimandjaro" (8/11)

La deuxième pause, pour le déjeuner, se déroulera près de la… deuxième grotte (2nd cave, je vois que vous suivez bien), et nous aurons même droit à une petite sieste avant de continuer notre périple. Cela ne nous empêche pas d’arriver au 2e camp (à environ 3800m d’altitude, mais les avis des cartes et des montres GPS diffèrent…) relativement tôt, au milieu d’un paysage féérique, quasi-lunaire, la végétation étant désormais rarissime. Un des guides nous félicite à sa façon : good job, peace and love, en disant à chacun qu’il est strong like a lion (a cat pour Isabelle…). Avant une rapide présentation du matériel de survie, dont nous n’aurons heureusement pas besoin, nous profitons qu’il fasse encore jour pour s’acclimater en montant un peu plus haut que le camp. Le mal d’altitude étant ma seule crainte (et j’ai déjà dépassé depuis bien longtemps mon "record" précédent), j’accélère le pas pour aller le plus haut possible. Je ne sais pas si cela a été utile, mais je n’ai rien ressenti d’autre qu’un très léger mal de tête avant 5000m. Le soir, sans électricité et malgré la myriade d’étoiles sublimant le ciel, nous regagnons nos tentes dès 20h, conscient que le plus dur reste à venir (avec une pointe d’inquiétude somme toute légitime pour certains !)...

 

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Après les blogs, je me suis attaqué à une tâche plus ambitieuse, l'écriture d'un roman intitulé D'Îles en Elles!

Mes efforts sont récompensés puisqu'à partir du 12 septembre 2015, vous pourrez voir ce que cache ce fil rouge! Pour dénouer les liens de mes aventures parfois rocambolesques, il suffit de cliquer sur celui-ci.

Si mon blog mon plaît, je vous propose donc de découvrir mes premières pages de fiction!

"Avide d'aventures, Franck, 30 ans, veut prendre sa vie en main et y mettre de l'action. Et il va être servi.

Dans des contrées plus ou moins lointaines, de la Réunion à Paris en faisant un petit tour par Lyon, avant que l'histoire ne nous emmène dans ce pays si mystérieux qu'est l'Islande...

Il ne va pas être au bout de ses surprises, et va se retrouver pourchassé par d'énigmatiques bandits.

Dans ce tourbillon infernal, s'en sortira-t-il et parviendra-t-il à son but?"

Franck ZEUD

PS Si vous souhaitez une dédicace, je vous invite à laisser un commentaire ici afin que je puisse l'intégrer!

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