Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
24 Jun

Triathlon - Championnat de France Longue distance

Publié par Siocnarf Marathonman  - Catégories :  #Baudreix, #Triatlon, #Triathlon longue distance, #Championnats de France, #Sport, #Soulor, #Aubisque, #Défi du mékong, #Défi, #Ventouxman

Après une expérience avortée au Ventouxman pour cause de violents orages sur le Mont Ventoux fin mai, j'ai pu courir mon autre course de préparation (devenue la seule du coup...) dans de meilleures conditions, à défaut d'être parfaites... C'était donc dimanche dernier à Baudreix, village béarnais non loin de Pau. Au menu, 3000 m de natation, 107 km de vélo avec la double montée des cols du Soulor et de l'Aubisque et un petit semi-marathon pour finir. Si ma mémoire ne me fait défaut, c'est la première fois que je vais prendre le départ d'un championnat de France, tous sports confondus, mais mon objectif n'est pas là. Avant l'Embrunman du 15 août (distance Ironman), ce sera pour moi un entraînement grandeur nature, l'occasion pour moi de nager pour la première fois 3000 m d'affilée et d'avoir un parcours plus "vallonné" qu'autour de La Rochelle...

Au départ de La Rochelle, samedi matin, nous sommes 7 joyeux lurons du club de triathlon à partir ensemble. Dès l'arrivée sur le site, nous serons mis en condition avec une belle averse pour nous accueillir. Nous en serons quittes pour prendre notre pique-nique sous la tente des kinés avant d'aller repérer le parcours vélo. La reconnaissance sera d'ailleurs un grand moment, sous la pluie, avec le thermomètre qui descend au fil des kilomètres... Arrivés en haut de l'Aubisque, il affiche quelque 2 degrés, la pluie s'est transformée en neige fondue et nous sortons très rapidement pour une photo de groupe. La descente sur route mouillée et dans les nuages n'est pas rassurante, avec de nombreuses irrégularités, et le moral des troupes suit la même direction, en descendant en flèche. Pour ma part, je suis resté sur mon impression de la montée, que j'ai déjà faite en partie (le Soulor uniquement) au mois de mai et qui me convient bien. Heureusement que les conditions météo prévues pour le dimanche sont meilleures!

A 9h précises le dimanche, c'est le moment de nous mettre à l'eau, dans la foulée du départ des féminines, pour passer la ligne à 9h03. Pas question pour moi de me battre pour être devant à la première bouée. Je pars à mon rythme, sans jamais me mettre dans le rouge, et constate avec satisfaction que je parviens à rester dans le "peloton". Après 1000 m, une première sortie à l'australienne me permet de sortir la tête de l'eau et de me relancer. Ma montre m'annonce un excellent chrono -pour moi- auquel je n'ose croire malgré mes bonnes sensations. En fait, je découvrirai plus tard que le temps était mensonger, mais tout de même très bon pour moi. Au début du deuxième tour, j'aperçois un bonnet bleu. Chouette, je commence à rattraper les filles, c'est déjà bon signe... En fait, c'est la première qui a déjà un tour d'avance... Peu après, je finirai par en doubler pour de vrai, avant que les premiers hommes ne me prennent un tour eux aussi. Mais peu importe, je ne suis pas là pour viser une place, juste pour me préparer et me faire plaisir. Au final, je termine les 3000 m sans problème, avec de bonnes sensations tout le temps, et n'ayant jamais été aussi vite (moins d'une heure, sachant que j'avais mis 56' à Royan en septembre dernier... pour faire 1900 m!)

La transition est en revanche catastrophique, je n'arrive pas à retirer ma combinaison et perds quelques "précieuses" minutes. Je constate tout de même que je ne suis pas le dernier du club à monter le vélo. Les sensations pendant les premiers kilomètres ne sont pas très bonnes même si je commence à remonter quelques concurrents, et je ne commence à prendre du plaisir que lorsque la route s'élève. La montée du Soulor est un régal. Mes jambes tournent toutes seules et je double tout le monde ou presque (seul un petit jeune au style peu académique, mais manifestement suffisamment efficace malgré les mouvements parasites, me dépasse). A deux kilomètres du sommet du col, on me demande même comment je fais pour être aussi frais et pouvoir relancer dans les replats... Evidemment, si l'impression de vitesse est si importante, c'est que je suis parti de loin derrière! La courte descente vers l'Aubisque se passe bien également, avant que je fléchisse un peu dans les derniers kilomètre de montée. Je parviens tout de même à reprendre Jean-Yves, un collègue "bleu et blanc" et nous ferons les 500 derniers mètres avant le sommet ensemble.

Là, le vent souffle et je suis content d'avoir prévu un coupe-vent pour la descente. Je rechigne bêtement à perdre quelques secondes supplémentaires pour mettre les gants, je le regretterai plus tard... La descente commence dans les nuages et, si la route n'est plus mouillée que par endroits, est un vrai calvaire pour moi. Je reste les doigts sur les freins, complètement crispé et ne parviens pas à me détendre même dans les passages peu techniques. L'avantage, c'est que je n'arrive pas trop vite dans les virages où des nids de poules causent plusieurs crevaisons... et que je parviens en bas sans m'être fait de vraie frayeurs. Le retour vers Baudreix, avec vent contraire, n'est pas une partie de plaisir non plus. J'ai du mal à me détendre après l'interminable descente, et je termine sur le petit plateau, les jambes ne répondant plus, craignant pour les 20 kilomètres de course à pied qui m'attendent... J'espère tout de même arriver pour le podium prévu à 17h!

En posant le vélo et chaussant les baskets, tout va déjà mieux. Je pars au feeling sans regarder mon allure. Les douleurs ont disparu et je vais plus vite que les coureurs devant moi, ce qui est plutôt rassurant voire gratifiant. Sans forcer ni fléchir, je continue à mon rythme et reprends des concurrents pendant l'intégralité des deux boucles de quelque 10,3 km, pour au final non seulement sauver les meubles mais faire ma meilleure performance de course à pied. C'est bon pour le moral, ça me permettra de ne pas lâcher mentalement si les derniers kilomètres à vélo sont difficiles à Embrun... ce qui est probable!

Globalement, un peu plus de 7h de course, ma plus longue à ce jour, (pas pour longtemps), ça vaut bien une petite médaille non?

Triathlon - Championnat de France Longue distance

_________________________________________________________________________

Triathlon - Championnat de France Longue distance

____________________________________________________________________________

Qui suis-je?

Triathlète et amateur de défis, je suis également coach certifié, spécialisé dans l'accompagnement à la réalisation de défis personnels (www.1defi-1coach.com) et auteur de romans d'aventure, publiés chez Sofydan Éditions sous le nom de Franck Zeud.

2015 : D'Îles en Elles, entre l'Île de la Réunion, l'Islande et... l'Île de France

2016 : Le Secret dort, premier volume de Les Misters de Sophie, avec des personnages principaux basés à La Rochelle et qui nous voyager aussi bien en Asie... qu'en Normandie!

Commenter cet article
B
Village Basque ?!?!! Oulalala tu vas pas te faire des amis en pays Béarnais toi
Répondre
S
Oops, c'est le béret qui m'a confusé... Je vais changer ça :D